Des livres pour mon bébé

Petites histoires, livres animés, imagiers .... le choix de livres pour les tout-petits est vaste.

- Les histoires (début-déroulé-fin) : Pour les tout-petits, une histoire très courte les accrochera davantage. L’enfant puise ce qui lui plaît dans les histoires. Il a accès à des choses qui peuvent le toucher très fort et en même temps, il y a toujours une distance.

Exemple : « Va t’en grand monstre vert » de E. Emberley (Ed. Kaléidoscope)

- Les imagiers : l’enfant regarde les images, et peut se délecter des mots, même compliqués. Les petits aiment les livres avec plein d’images. Ils aiment regarder des détails. A la bibliothèque, ils empruntent souvent plusieurs fois le même livre et en grandissant, ils aiment à découvrir des détails nouveaux.

Exemples : « Presque tout » de Joëlle Jolivet (Ed. Seuil Jeunesse),  grand livre avec beaucoup d’images, regroupées par thème sur une double page, avec des mots  (notamment d’animaux) parfois compliqués ;

« Beaucoup de beaux bébés » de D. Ellwand (Ed. L’école des Loisirs), imagier avec des photos de bébés en noir et blanc,  plein de détails et d’expressions, et un miroir à la fin

« Le livre du printemps » de S. Rotraut Berner (ed. La joie de lire), grand livre plein de détails sur la vie au printemps. Même format pour les autres saisons.

- Les livres sonores  pour les tout-petits. Le livre peut alors être un hybride avec les multi-médias. Quand c’est bien fait, le son apporte réellement quelque chose au livre. Mais il faut se méfier des sons un peu ratés qui peuvent faire gadget.

Exemple : Chez Gallimard, dans la collection Mes petits imagiers sonores, à chaque page l’enfant peut appuyer sur un bouton pour avoir une sonorité en rapport avec l’image. « Bonsoir », « Nature », « Jouets », …

- Livres animés, avec des images qui sortent, des choses à soulever…

Exemple : Parmi les livres de Jeanne Ashbé (Ed. Ecole des Loisirs), il y a ceux avec des trous : la collection Cachatrou (« C’est ma bouche », « Ce sont mes yeux »…), et ceux avec des rabats et/ou des tirettes : la collection Lou et Mouf («L’heure du bain », « Lou a soif », « vite ! Vite ! »). 

- Les livres-comptines : les enfants (et les adultes) ajoutent des gestes, une musique, un rythme, tout en regardant les illustrations. L’enfant se délecte des sonorités, car les mots des comptines sont parfois compliqués et l’enfant ne les comprend pas. L’enfant aime aussi ces livres-comptines parce qu’on peut scander le rythme sur son corps.

- Exemples : « Une poule sur un mur » ou « Ainsi font font font » dans la collection Pirouette (Ed. Didier jeunesse)

- Autres livres avec des mots aux sonorités particulières, notamment les livres en « virelangue » (phrase ou petit groupe de phrases à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire des deux à la fois). Les petits s’imprègnent des sonorités et des sons multi-langues. Le babil des bébés n’est pas le même selon la langue parlée par leurs parents.

Exemples : « La valise » de Philippe Lechermeier (Ed. Didier Jeunesse) ; « Oulibouniche » de Lynda Corazza (Ed. du Rouergue).

« Le bébé est une personne » série télévisée avec les Dr Martino et le Dr Brazelton.

« Bébés du monde » de Alain Chabat, documentaire sans paroles qui montre 4 bébés de 4 endroits du monde, de leur naissance à leurs premiers pas.

- Les livres didactiques : Se méfier des livres trop, ou uniquement didactiques, car souvent le bébé n’accroche pas.

  Article issu de l’atelier GECA le faire « Des livres pour mon bébé » Les Gets, 19-10-12